September 27, 2022

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Au Mali, l’inculpation des 49 soldats ivoiriens complique les négociations avec Abidjan

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The Ivorian Minister of Defence, Téné Birahima Ouattara (at center), and the army chief of staff, General Lassina Doumbia (left), are addressing the parents of 49 Ivorian soldiers detained in Mali. à Abidjan, le 3 août 2022.

Alfred Kouassi « garde la foi », but the last news from Bamako is not good. Entre le 10 et le 12 août, son fils, le lieutenant Adam Kouassi et 48 autres soldats ivoiriens ont été inculpés par la justice Malienne pour « des faits de crimes d’association de malfaiteurs, d’attentat et plot contre le gouvernement, d’atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat, de détention, port et transport d’armes de guerre et complicité de ces crimes ». Des charges qui inquiètent d’autant plus leurs proches en Côte d’Ivoire, que les négociations pour obtenir leur libération patinent.

The 49 soldiers were arrested on July 10 at the Bamako airport. The junta, au pouvoir au Mali depuis le double coup d’Etat d’Août 2020 et mai 2021, considers them comme des “mercenaries” entrés illegally dans le pays. Une accusation réfutée par les authorities ivoiriennes, qui assurent de leur côté que ces soldats sont en mission pour l’ONU, dans le cadre d’opérations de soutien logistique à la Mission des Nations unies au Mali (Minusma).

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Depuis leur arrest, les 49 hommes sont detenuns à l’école de gendarmerie de Bamako. Fin juillet, des diplomates ivoiriens ont pu les rencontrer. From a source in Abidjan, « ils n’ont pas subi de maltraitances », mais n’ont plus reçu de visite depuis, les demandes déposées restant sans réponse.

Le 3 août, à la sortie du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a prévenu que le bras de fer engagé avec Bamako serait « peut-être long ». Abidjan seems nevertheless avoir été pris de court par la judicialisation du dossier, Bamako ayant jusqu’ici toujours assured vouloir privilegelier la solution négociée et le dialogue. « Il ne faut pas se fier aux effets d’annonce. La Côte d’Ivoire attends le retour du médiateur pour aviser »temporisait lundi 15 août l’état-major général ivoirien, ajoutant que “multiple mediations are underway”.

La junte exige des excuses officielles

The case of the 49 soldiers was notably evoked during the visit of the Senegalese leader Macky Sall, on Monday 15 August in Bamako, during which the acting president of the African Union (UA) met with the head of the junta, colonel Assimi Goita. Le Mali, at-il assured, est prêt « à pursuivre le dialogue pour un dénouement heureux de cette situation ». Une bonne volonté qui ne s’est pas vraiment manifestée jusque-là.

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Depuis le début de la médiation togolaise le 28 juillet – le president Faure Gnassimbé avait alors reçu les parties malienne et ivoirienne à Lomé – la junte exige des excuses officielles des autorités ivoiriennes. « Bamako veut qu’Abidjan assume l’entière responsabilité de la situation en reconnaissant publiquement que l’arrivée des soldiers était illegale. Mais les Ivoiriens ont refusé, en exigeant de leur côté des excuses des dirientes maliens pour avoir qualified les militaires detenues de “mercenaires” »résumé une source ouest-africaine proche des négociations.

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According to multiple sources, Bamako has also tried to condition the release of Ivorian soldiers to the extradition of Malian political figures who are currently refugees in Côte d’Ivoire and are pursuing alleged embezzlement of military funds under the regime of President Ibrahim Boubacar Keïta. «IBK» (2013-2020).

Les relations se sont tendues entre le Mali et la Côte d’Ivoire depuis le putsch. Au sein de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le président ivoirien Alassane Ouattara a toujours plaidé aupres de ses peers pour un maintien des sanctions contre Bamako, finalement levées en juillet. Il est par ailleurs considered comme un close ally de la France.

« Some procedures have not been followed »

Dans l’une des chancelleries occidentales based in Bamako, un haut responsable dit craindre une «Instrumentalisation politique du dossier par la junte», but recognize that, sur le fond, cette dernière « a raison ». According to him, l’envoi des soldiers étrangers au Mali dans le cadre de la mission unusienne « ne s’est pas fait dans les règles ». “Les Maliens ont profité des erreurs administratives ivoiriennes pour s’engouffrer dans la brèche, après les sanctions”, Abonde un collaborator au sein du gouvernement ivoirien.

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Aux yeux d’Abidjan, les militaires ivoiriens sent to Bamako sont des éléments nationaux de soutien (NSE). Les règles de l’ONU encadrant les opérations de maintien de la paix telle que la Minusma prévoient en effet la possibilité pour chaque countries d’envoyer ces NSE sutenir son contingent.

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Seulement, à en croire une note verbale sentée au ministère des affaires étrangères malien le 22 juillet et consultée par Le Monde, la Minusma elle-même a reconnu que « certaines procédures n’ont pas été suivies ». La mission, dit-elle, « n’a pas été informé de la presence et du nombre de NSE de la Côte d’Ivoire », sent pour « ensure security at the base of NSE allemands » à Bamako et non, comme les règles onusiennes le veulent, dans le but de sutenir les casques bleus ivoiriens, deployed au nord du pays.

« Une certaine negligence s’est développée au sein des Etats contributoreurs de la Minusma et ce n’est pas acceptable, Underlines le diplomate occidental cité aforesaid. Beaucoup ont profité du laxisme au temps d’IBK pour se passer de certaines formalités. Mais avec les autorités actuelles, ce n’est plus possible. »

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Malgré son isolation growing on the international scene, the junta has made the defense of sovereignty of the country the heart of politics. « Après avoir déconstruit brique par brique l’appareil occidental deployed in Mali, avec l’opération française “Barkhane”, puis la force européenne “Takuba” et le G5 Sahel, l’affaire des soldiers ivoiriens était une occasion en or pour les dirientes maliens de pursuivre ses attaques contre la Minusma »analyze un chercheur installed à Bamako, qui a requis l’anonymat.

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Ten days before the arrest of the Ivoiriens soldiers, the dissensions between several states members of the UN and Bamako arose during the debates engaged in New York around the renewal of the mandate of the Minusma, finally validated by the Security Council at the end of June. Les prérogatives permissive à la mission d’enquêter sur les allégations de violation des droits de l’homme, dont certaines sont imputées à l’armée malienne et à ses nouveaux alliés russes, avaient alors été remises en cause par la junte.