December 7, 2022

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Au Nigeria, une vingtaine de femmes, accusées de sorcellerie, tuées par Boko Haram

Des militants de Boko Haram ont une vingtaine de femmes dans le nord-est du Nigeria, ont declarée dimanche 13 novembre à l’Agence France-Presse (AFP) des proches des victims et une rescapée.

Une quarantaine de femmes, suspected of practicing sorcery after the sudden death of the children of a commandant of the jihadist group, were arrested a week ago and detained in the village of Ahraza, near the town of Gwoza, in the State. du Borno, sur ordre du chef djihadiste Ali Guyile, selon ces sources.

« [Ali Guyile] a dit qu’il allait enquêter sur notre implication dans la mort de ses enfants et donner une punishment appropriate si nous étions reconnues guilty »a declaré Talkwe Linbe, qui a fui vers la capitale régionale, Maiduguri. « Jeudi, il a ordonné que quatorze d’entre nous soient abattues. J’ai eu de la chance de ne pas en faire partie et mon petit ami, parmi les hommes qui nous gardaient, m’a aidée à m’échapar la même nuit »added the 67-year-old woman.

Des accusations récurrentes

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Les accusations de sorcellerie ne sont pas rares au Nigeria, malgré le conservatisme religieux du pays, divise entre un nord majorityitairement musulman et un sud majorityitairement chrétien. Samedi, le jour où Mme Linbe est arrivée à Maiduguri, douze autres femmes ont été massacres, selon des habitants.

« J’ai reçu un appel de Gwoza m’informant que ma mère, deux auntes et neuf autres femmes ont été massacrées [samedi] sur ordre d’Ali Guyile, qui les a accusées d’être des sorcières ayant tué ses trois enfants »said Abdullahi Gyya, who lives in Maiduguri.

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Tijjani Usman, a resident of Maiduguri originally from Gwoza, confirmed this information on the basis of calls he received from his relations in Gwoza. Le sort des autres femmes detenues est pour l’heure inconnu.

Contactée, l’armée nigériane n’a pas répond dans l’immédiat, mais des sources sécurités ont declaré qu’elles menaient une enquête. La commissaire aux affaires féminines de l’Etat du Borno a declarée à l’AFP qu’elle n’avait pas entendu parler de l’incident, mais quelle se pencherait sur la question.

Les forces de sécurité nigérianes peinent à lutter contre Boko Haram et les djihadistes affiliés au groupe Etat islamique, dont l’insurrection a fait more de 40 000 morts et 2 millions de déplaced depuis depuis 2009.

Le Monde avec AFP