September 27, 2022

The Political Chronicle

Complete US News World

Au Tchad, la laborieuse mise en place du « dialogue national »

L’élection au Chad des membres du présidium, l’instance en charge de diriger les travaux du « dialogue national inclusive et sovereign » (DNIS) entre l’opposition civile, l’armée et la junte, s’est déroulée dans une ambiance huleuse, a connosti dimanche 28 août un journaliste de l’AFP.

Le chef de la junta, Mahamat Idriss Déby Itno, avait donné le 20 août à N’Djamena le coup d’envoi de ce dialogue, boycotté par certains groupes armés et des members de la société civile. Il doit déboucher sur des elections « libres et démocratiques » et le transfert du pouvoir aux civils.

Read also: In Tchad, the junta au pouvoir launched a dialogue national, en l’absence de deux des principaux groupes rebelles

Plus de 500 personnes, sur les 1 400 delegues du dialogue, s’était portées candidates pour integra le présidium, composé de 21 membres. Ils ont été désignés par les membres du Comité d’organisation du dialogue national inclusif (Codni).

Gali Ngothé Gatta, candidat à la présidentielle en 2016 facing à l’ancien chef de l’Etat Idriss Déby Itno, qui dirigé le pays d’une main de fer pendant trente ans, a été élu à la tête du présidium. « C’est l’homme de la situation, c’est un homme politique de grande expérience qui a déjà été ministre »a declaré à l’AFP Saleh Kebzabo, ancien candidate à la présidentielle et opposant à Idriss Déby Itno, premier vice-président du Codni.

« Les jeux sont faits à l’avance »

Mais à l’annonce de la composition de cette instance, de nombreux deleguetes se sont levés et ont crié en signe de protestation. « On nous a reproché de ne pas avoir integré assez d’arabisants dans la liste »a indicated M. Kebzabo.

See also  le gouvernement annonce la dissolution du FNDC, un collectif contestataire

« Nous contestons la mise sur pied de ce bureau. Tel que les choses se passent, nous ne sommes pas partants et nous appelons Mahamat Idriss Déby pour remédier à cela, faute de quoi nous ne participerons pas à ce dialogue »averti Gilbert Maoundonodji, membre de la société civile.

Read also: Article reserved for our subscribers Au Tchad, Déby fils dans les pas de son père

“A part le president, les autres membres du présidium sont plutôt du même bord politique, les jeux sont faits à l’avance, c’est pourquoi nous avons décidé de quitter le dialogue”a declarée de son côté Djerandi Laguerre Dionro, porte-parole de onze fédérations professionnelles qui participaient au dialogue, dont celles des avocats et des médecins. « Nous les laissons continuar leur monologue »at-il conclu.

Dans un communiqué, plusieurs petits partis politiques avaient menacé samedi de se withdrawer du dialogue, dénonçant des « manœuvres visant à saper la réusissement de ce dialogue tant attendu par le peuple tchadien ».

Une clôture prévente le 20 septembre

Les travaux des commissions, qui ont notably pour thèmes les questions sociales, la paix, la réconciliation nationale ou bien encore les libertés fundamentales, doivent débuter le 30 août. The initial calendar foresees a closing ceremony on September 20.

Mahamat Idriss Déby Itno est arrivé au pouvoir en avril 2021 à la suite de son père Idriss Déby, mort au front contre des rebelles. Le nouvel homme fort du pays, à la tête d’un Conseil militaire de transition (CMT), a promis des elections à l’issue d’une période de transition de dix-huit mois, censée se terminer en octobre, assurant qu’ il ne s’y présentrait pas.

See also  In Sudan, power-sharing between civilians and military personnel is impossible

Mais il a porté en juin 2021 un premier coup de canif à ses promeses, en envisageant une prolongation de dix-mois de la transition et en remettant son “destiny” a “God” on a possible candidature à la présidentielle.

Pour ne rien manquer de l’actualité africaine, Subscribe to the newsletter du « Monde Afrique » depuis ce lien. Chaque samedi à 6 heures, retrouvez une semaine d’actualité et de débats treatede par la rédaction du « Monde Afrique ».

Le Monde avec AFP