December 7, 2022

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Chefs militaires de l’Ethiopie et du Tigré discussant de la mise en oeuvre de l’accord de paix

Des responsables du gouvernement federal ethiopien et des authorities rebelles de la région du Tigré discutaient lundi à Nairobi des modality du disarmement des troupes rebelles, prévue par l’accord de paix signe le 2 novembre, selon des journalistes de l’AFP.

Cet “Accord pour une paix durable via une cessation permanente des hostilités” est censé mettre fin à la guerre qui oppose depuis novembre 2020 dans le nord de l’Ethiopie les rebelles tigréens à l’armée fédérale éthiopienne et ses allies: l’armée de l’Erythrée voisine et des forces et milices des régions frontalières du Tigré.

Comme le prévoite l’accord, les “commandants en chef” doivent lundi à Nairobi “discuster et élaborate les modality de sa mise en œuvre, notably les questions du disarmement”, a rappelé dans un communiqué l’Union africaine (UA), médiateur des pourparlers tenus à Pretoria pending neuf jours.

La réunion débouchera aussi sur une “feuille de route pour un accès immédiate de l’aide humanitariane et le rôtablissement des services dans la région du Tigré”, pursues l’UA.

Le maréchal Berhanu Jula, chef d’état-major des Forces armées éthiopiennes (ENDF), et le général Tadesse Worede, commandant en chef des forces rebelles du Tigré, mèneront les discussions, ont indicé les négociateurs en chef des deux camps lors d’ une conférence de presse à Nairobi.

“The political leaders have signed the accord, but our military leaders will open the way to rapid implementation,” said Redwan Hussein, adviser to the Ethiopian Prime Minister Abiy Ahmed.

“Le plus important est de fournir de la nourriture et des medicines à la population” du Tigré, “pour cela nous attendons que le général et le maréchal nous dise que la voie est libre”, at-il ajoute, indicating attendre un accord ” aujourd’hui”.

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Le Tigré est largely privé depuis plus d’un an de services de base (electricity, télécommunications, banques, carburant…) ainsi que d’aide humanitaire depuis la reprise des combats le 24 août, après cinq mois de trêve qui avaient permis une reprise progressive de l’acheminement d’assistance.

Getachew Reda, chef négociateur des authorities rebelles du Tigré, a lui aussi indicé qu’il appartenait “à Tadesse et Berhanu d’imaginer comment mettre en œuvre l’accord” et “faire en sorte que nous continuions à cesser le feu et bien sûr à faire taire les armes pour toujours”.

“Faire en sorte que des médicaments soient rapidement disponibles amelioraire la confiance entre nous”, at-il added.

Le nord de l’Ethiopie reste inaccessible aux journalists et il est impossible de verifier si les armes s’y sont realmente tues depuis l’accord.

Des enquêteurs de l’ONU ont accusé Addis Abeba de possibles crimes contre l’humanité au Tigré et d’utiliser la famine comme arme de guerre, ce que les autorités éthiopiennes ont dementi.

Le bilan du conflit, marqué par d’innumbrables exactions commises par les deux camps et qui se détourne widement à huis clos, est inconnu, mais l’International Crisis Group (ICG) et Amnesty international (AI) le décrivent comme “un des plus meurtriers au monde”.