October 7, 2022

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des ONG dénoncent des “exécutions extrajudiciales de plus de 40 personnes”, démenti du gouvernement

Deux organizations de défense des droits humaans ont denoncé les “exécutions sommaires et extrajudicaires” de “plus de” personnes” perpétrées début août à Tougouri, dans le nord du Burkina Faso, impliquant, selon elles, les forces armées burkinabè, dans deux communiqués Publiés dimanche.

Le gouvernement has “refuted” these “allegations” tout en indicating that l’armée avait engagé “une enquête pour verférir la véracité et l’exactitude de ces allegations”.

“Le collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) a été saisi depuis le lundi 08 août par multipleis témoins et parents de victims de la commune de Tougouri, plus precisely dans le village de Taffogo dans la région du Centre-Nord , de plusieurs cas d’enlèvements suivis d’exécutions sommaires et extrajudicaires”, indique cette organization de défense des droits humaans dans un communiqué.

“Au total, plus de 40 corps ont été retrouvé plus tard le long de la route Taffogo – Bouroum”, selon le CISC, précisant que “ces personnes tuées avaient toutes les mains ligotées et les yeux bandés”.

According to the organization, des témoignages concordants décrivent “les présumes auteurs de ces enlèvements suivis d’exécutions systématices comme étant des éléments des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) habillés en tenues noires et encagoulés”.

Estimant, de son côté, à “plus d’une cinquantaine de civilians sans armes” qui ont “été enlevés à Tougouri et sommairement executés sur la route de Bouroum par les FDS”, l’observatoire de la dignité humaine (ODH) a ” condamné avec la dernière énergie ces actes barbares indignes de notre époque”.

According to l’ODH, citing local sources, “la quasi totality des victims would be peuls, dont des femmes et des enfants. Certaines victimes ont été arrêtées au marché de Tougouri et d’autres à domicile”.

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“Les autorités sont vivement interpellées sur la résurgence de ces pratiques iniques, barbares, indignes d’une armée républicaine et qui ont contributé à plonger le Burkina Faso dans cette situation” de crisis sécurité, a indicé cette organization.

Le collectif a invité “certain elements of the FDS to stop the practice of kidnapping civilians à mains nues suivis d’exécutions summaires et extrajudicières sous le prétexte fallacieux de lutte contre le terrorisme”.

Il appelé le chef de l’État à “recadrer l’action de ces soldiers qui résumément la lutte antiterroriste à une simple extermination des villages occupée par une communauté précise”.

“Le gouvernement réfute et condemne, avec la dernière énergie, ces allegations qui portent le discrédit sur l’armée qui reste républicaine et resolutely engagée dans la lutte contre le terrorisme et pour garantir la quiétude et la sécurité des populations”, declared à l ‘AFP son porte-parole, Lionel Bilgo.

“L’armée a engagé déjà une enquête pour verférir la véracité et l’exactitude de ces allégations. Si toutefois elles sont fondées, l’armée (…)tirera toutes les consequences”, assured M. Bilgo, par ailleurs ministre de l’Éducation nationale.

Dans un communiqué publié fin juin, l’armée avait “rappelé à l’ordre quelques uns de ses éléments y compris des volontaires pour la défense de la patrie (suplétifs civils) au respect des principes de l’armée”, underlined M. Bilgo.

Régulièrement accusee d’exécutions extrajudicialaires, l’armée burkinabè a toujours démenti, pointant parfois des groupes armés qui uset du matériel militaire.

D’autres ONG dont Human rights Watch (HRW) avaient déjà accusé en 2020 les forces de sécurité burkinabè d’exécutions extrajudicialaires, au cours d’opérations antiterroristes, après la découverte de “fosses communes contenant au moins 180 corps” à Djibo , chef-lieu de la province du Soum, l’une des plus touchées par les attaques jihadistes.

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Ces violences ont fait dans le pays plusieurs milliers de morts depuis 2015, et constraint près de deux millions de personnes à fuir leur foyer.