September 27, 2022

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Le Ghana à nouveau à la merci du FMI

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Le FMI est à nouveau au chevet du Ghana. Une humiliation pour le presidente Nana Akufo-Addo. Il a été éléu en 2016, en promettant de se passer élémentaire de l’aide internationale.

Une équipe du FMI a terminée mercredi une première mission d’évaluation des besoins. C’est la 17e intervention du fund depuis l’indépendance du Ghana. La croissance robuste de ces dernières années avait donné aux Ghanéens l’espoir de parvenir rapidement à l’émergence. C’est sur cette base que le president avait donné un cap à son pays : Ghana Beyond Aid, le Ghana au-delà de l’aide. Mais cette prosperity largely financié par la dette était fragile. L’économie ghanéenne n’a pas réussi à sortir de l’informel : sur 13 millions d’emplois, seulement 2,4 millions sont declarées et donc soumis à l’impôt.

Le Covid puis la guerre en Ukraine ont laminé l’économie ghanéenne

Des évènements qui ont fait basculer tous les indicators dans le rouge cette année. La croissance tourne au ralenti, bien en dessous du necessaire pour faire rentrer des recettes fiscales. L’endettement public s’est envolé, il represents 80 % du PIB. D’après les derniers chiffres publiés hier, l’inflation frôle les 30 %. Le Ghana est l’un des pays Africans les plus affècts par cette brutale flambée des prix. Le cedi, la monnaie nationale, s’est effondrée. Sa valeur a chuté de 20 % face au dollar depuis le début de l’année. Les Ghanéens ont aujourd’hui du mal à joindre les deux bouts pour se nourrir et s’acheter du carburant, et ils manifestent bruyamment leur mécontentement dans la rue. Mais le gouvernement ne peut plus leur venir en aide, les caisses sont vides et le deficit de la balance des paiements courants a explosé, ce qui complique les importations.

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Quels moyens pour enrayer la crisis?

Pour endiguer l’inflation, la Banque centrale a déjà relevé deux fois son taux directeur, il est aujourd’hui à 19 %. Mais ces decisions doivent infuse plusieurs mois avant que leur effet ne se fasse sentir. L’État a mis en place une nouvelle taxe sur les paiements électroniques supérieurs à 100 cedis, soit l’équivalent de 13 dollars. Un impôt à 1,5 % très critiqué et bien insuffisante à renflouer rapidement les caisses de l’État. Le Parlement ghanéen est aujourd’hui sans majorité, il est donc impossible dans ces conditions de faire adopter des réformes. Le president Nana Akufo-Addo a donc fini par se résolve à se tourner vers le FMI dont il voulait tant se passer. Il paie aussi le prix de ses erreurs passées : les expenses financiés par le recourse à la dette ont trop souvent servi à faire des cadeaux en période électores ou à launch des projets pharaoniques sans real retombées sur l’économie.

Ghana prend-il le même chemin que le Sri Lanka?

La menace du défaut de paiement est moins imminente qu’elle ne l’était pour l’archipel parce que les grosses échéances de sa dette sont rather dues en 2023. Mais le coût de la dette s’est envolé et depuis le début de l ‘année, l’État est de fait dans l’incapacité de resortir au marché pour se financer. Dans l’impasse, Accra a donc un besoin urgent de l’argent frais du FMI. Le fonds, bien sûr, demandera des efforts, des coupes dans les expenses ou de nouveaux impôts. Une potion amère que les Ghanéens ne sont pas prêts à valer les yeux fermés.

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► En bref

Le FMI réactive son program d’aide au Pakistan, débloquant un prêt de 1 milliard 170 million de dollars.

Une aide vitale pour ce pays lui aussi au bord du défaut de paiement. In exchange, the government has accepted to suppress a certain number of subventions sur l’énergie et le prix du carburant est remonté de 50 %. Des mesures que le gouvernement précédent avait repoussées. Au total, l’aide actuelle du FMI se monte à plus de 4 milliards de dollars.