February 3, 2023

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le président Cyril Ramaphosa pushed to resign?

Cyril Ramaphosa va-t-il être poussé à la demission, comme son prédécesseur? Les spéculations sur l’avenir politique de l’Afrique du Sud restent vivaces depuis la révélation, mercredi 30 novembre, d’un rapport qui accuse le president d’avoir enfreint des lois anti-corruption.

Il ne s’est pas encore justifié publiquement, en details, sur tous les points de l’affaire. La direction de son parti, l’ANC (le Congrès national africain), doit aussi donner sa position sous peu. Elle le pousserait soit à se maintenir, soit à quitter le pouvoir. Une réunion urgente, ce vendredi 2 décembre, a été ajournée jusqu’au week-end.

(Re)voir : South Africa: Cyril Ramaphosa in turmoil

Liasses de billet sous un canapé

De quoi s’agit-il exactement? Un independent panel, commissionnée par le Parlement, l’accuse de « violations » et de « fautes ». Cela concerne une affaire rocambolesque de cambriolage. In 2020, several hundreds of thousands of dollars were stolen in a farm owned by the president. Cette somme était cachée en espèces étrangères, sous les coussins d’un canapé. Le président parle de 580 000 dollars, l’accusation évoquait l’équivalent de 3,8 million d’euros.

Ce n’est pas qu’une question de justice, ou de rapport. These are also political issues.Marianne Séverin, chercheuse spécialiste de l’Afrique du Sud

On reproche à Cyril Ramaphosa d’avoir dissimulé les faits à la police. Il aurait mené sa propre enquête, en faisant détenir les suspects illegally, et en paying des témoins, pour acheter leur silence et enterrer l’affaire. Le president est aussi soupçonné de blanchiment d’argent, à travers cette summe qui aurait été cachée au fisc.

À ce sujet, Arthur Fraser a déposé une complainte en juin, pour « obstruction à la justice », « enlèvement » et « corruption ». Cet ancien chef du renseignement est par ailleurs un ally de Jacob Zuma. C’est même lui qui a fait sortir l’ancien président de prison, pour raisons médicales. Les partisans de ce dernier form toujours une faction rivale au sein de l’ANC, opposite à Cyril Ramaphosa.

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(Re)voir : South Africa : Jacob Zuma accuses Cyril Ramaphosa of being “corrupt”

De « sales coups » politiques, selon le president

Cyril Ramaphosa a de son côté nié toutes les accusations. Lors d’une intervention au Parlement, il a denonce des « sales coups », d’ordre politique selon lui.

D’après sa version, l’argent retrouvé corresponds à une vente de buffalos. Le client serait un homme d’affaires soudanais, qui ne serait pas venu recuperat le bétail. Il aurait payé en liquide un employé de la ferme, qui aurait ensuite caché l’argent à cet endroit. Le panel pointe l’absence de traces de l’entrée de ces devises étrangères dans le pays, puis de signalement du vol.

Le Parlement sud-africain décidera mardi 6 s’il lance ou non une procédure de destitution. Le vote requera dans ce cas une majority des deux tiers. Or, l’ANC y dispose de la majorité. Si le parti se range derrière son leader, Cyril Ramaphosa ne craint donc rien de ce scrutin parlementaire.

The Zuma affair was a real trauma for the country, which destabilized all institutions.Marianne Séverin, chercheuse spécialiste de l’Afrique du Sud

Timing très sensible

Après avoir cru à une demission, les observers penchent aujourd’hui plutôt en faveur d’un maintien probable du président. D’après Marianne Séverin, chercheuse associate au LAM (Laboratoire de recherche Les Afriques dans le monde), spécialist de l’Afrique du Sud, on dit que « des leaders des provinces lui ont demandé de ne pas partir et de se battre. Je pense que ces leaders n’ont pas envie de voir l’explosion de l’ANC. Et qui dit explosion, dit aussi que beaucoup d’entre eux se retrouveraient au chômage en 2024 ».

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En effet, le timing de cette affaire est sensible. Dans quinze jours, le parti présidentiel doit se réunir pour choisir son nouveau leader. If the ANC wins the elections in 2024, this leader will also be the next president of South Africa. Et jusque-là, « à partir du moment où vous êtes élu à la tête de l’ANC, vous devenez alors theoretically le président ou la présidente du country », rappelle la chercheuse.

Ce dossier illustre une fois de plus l’importance inconvenient de l’ANC et de ses divisions dans toutes les décisions politiques sud-africaines. C’est le parti qui a nouvelles le pouvoir de sutenir ou de lâcher le president. « Les problèmes internes du parti posent problème à tout le pays. À chaque conférence nationale de l’ANC, tout le monde est aux abois parce qu’on sait que l’Afrique du Sud peut basculer », underlines Marianne Séverin.

(Re)voir : South Africa: Cyril Ramaphosa is targeted by an independent investigation
Nelson Mandela’s party is facing a decline in popularity for the past few years, although he won all elections since the end of apartheid in 1991. des eleccións municipales de 2021.

Dans ce contexte, l’opposition instrumentalise l’affaire, « et la justice », selon la chercheuse, pour se débarrasser du president. « Ce n’est pas qu’une question de justice, ou de rapport. These are also political stakes, and a question of who will gain access to power. The next elections are in 2024, autant dire après-demain »insist-t-elle.

Un problème plus large de corruption

Cyril Ramaphosa promised to tackle corruption after the resignation of his predecessor. Pour Marianne Séverin, les scandales politico-financiers qui ont fini par pushser Jacob Zuma à la demission en 2018 ont des répercussions sur cette affaire.

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« Les deux affaires ne sont pas liéantes, et pourtant la première a des consequences sur la seconde et sur l’avenir politique de Cyril Ramaphosa. Yet, il n’a pas volé dans les caisses de l’État, à ma connaissance, donc ce n’est pas du tout le même méchanisme que Zuma. But the Zuma affair was a real trauma for the country, which destabilized all institutions. L’État a été gangrené, la police, les services secretes, le Trésor public, les banques, le sector privé… ».

L’intransigeance et l’exemplarité sont donc de mise en matière de corruption en Afrique du Sud et au sein de l’ANC. However, the researcher believes that the problem is more profound, and that other figures of the party, who accuse Cyril Ramaphosa or who could be replaced if he was évincé, are not exempt from this type of scandals.