February 3, 2023

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l’ex-president Castillo mantenu en détention pour 18 mois

Peruvian President Pedro Castillo was detained Thursday in détention provisoire pour 18 mois by the Supreme Court of Peru, while thousands of his partisans continue to protest.

L’ex-président de gauche radicale est incarcéré depuis sa destitution le 7 décembre, après une tentative ratée pour dissoudre le Parlement, qualifié de coup d’Etat manqué par ses adversaires.

Le parquet, rappelant que M. Castillo avait essayé de se réfugier à l’ambassade du Mexique après sa destitution, réclamait son maintien en détention jusqu’en juin 2024 en invoquant un “risque de fuite”. Poursuivi pour “rébellion” et “conspiracy”, l’ex-président encourt ten years de prison, selon le prosecutor Alcides Diaz.

“On le sentait venir (…) Nous ne sommes pas allés à l’audience, car nous refusens de prendre part à cette mascarade”, a denoncé l’avocat de M. Castillo, Ronald Atencio, en annonçant qu’il allait faire appel.

Dans les rues, la mobilisation contre le nouveau pouvoir et le Parlement ne faiblit pas malgré l’état d’urgence decrété mercredi pour 30 jours dans tout le Pérou. This measure allows the army to participate in the operations of maintaining order.

Au moins dix personnes ont été tuées pendant des manifestations, dont deux jeudi lors d’un affrontement à l’aéroport d’Ayacucho (sud), selon le Défenseur du peuple (ombudsman) qui dénombre 340 blessés. The police said that almost half of those injured came from their ranks.

Les manifestations les more virulentes ont eu lieu dans le sud du pays, où cinq aéroports restent fermés (Andahuaylas, Arequipa, Puno, Cuzco et Ayacucho).

Plus d’une centaine de routes are blocked by protestataires, et le train vers le célèbre site du Machu Picchu has ceased to operate, leaving several hundred tourists en rade.

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“Nous devons nous battre. Pour que nos enfants ne soufrent pas comme nous souffrons. Le president est Pedro Castillo”, a dit à l’AFP Milagros Quispe Diaz, son bébé de cinq mois dans les bras, lors d’une marche en périphérie de Lima qui devait la mener au center où plusieurs organizations avaient appelé à un grand rassemblement.

– “Pas de justice” –

Avec 2.000 à 3.000 personnes, il a été plus imposant que ceux des derniers jours.

Sur place, Estefania Rivera, 28 years s’insurge contre la détention de l’ancien president: “Au Pérou, il n’y a pas de justice. Elle s’applique aux uns et pas aux autres. Là on le juge en un temps record alors que les procedures traînent pour les autres”.

“Ca montre notre histoire faite de classisme et racisme conte les peuples indigènes et le Pérou profond. Tout est à Lima, les services de santé d’éducation, administration. Rien pour le Pérou profond”, pursues cette professore, dont la famille est d ‘origine amérindienne. M. Castillo était largemente soutenu par les populations de province lors de son élection en 2021.

“On a besoin d’élections maintenant. On ne peut pas attendre”, concluded Mme Rivera.

Another protester, Jorge Sandoval, ouvrier de 26 se félicite de la détention de Castillo: “C’est bien. Je ne suis neither pour Castillo nor pour (la nouvelle presidente Dina) Boluarte. Je manifeste pour le Pérou, pour la dissolution du Parlement, des elections et une assemblée constituante. Le peuple doit décider”.

De nombreux policiers et membres des forces armées avaient été deployed pour encadrer la manifestation qui a été dispersed à coups de gas lacrymogène en début de soiree.

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“Il faut une réponse energique, authoritarian” face aux violences, avait launched the Minister of Defense Alberto Otarola, stressing that the state of emergency comprenait “the suspension of the freedom of circulation and meeting” with “the possibility of cover- feu”.

Devant la caserne de police où est détenue M. Castillo, à Até (est de Lima), nombre de ses soutiens campent et réclament sa libération.

Les adversaires du camp Castillo affirment qu’une partie de son soutien provient du Movadef, l’aile politique du Sentier Lumineux, la guerilla maoïste qui a fait des thousands de morts au Pérou dans les années 1980 et 1990.

Le pouvoir tente de faire respecter l’ordre par la force mais aussi d’apaiser le mécontentement en accédant à certaines revenictions.

Mme Boluarte, ancienne vice-présidente de M. Castillo arrivée au pouvoir après la destitution de ce dernier, a announce vouloir à nouveau avancer le calendrier éléctoral “à décembre 2023”.

Mme Boluarte, qui cristallise sur sa personne une partie du mécontentement, s’était déjà engagée dimanche à les avancer de 2026 à avril 2024, sans pour autant enrayer les protests.