December 7, 2022

The Political Chronicle

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Obama appelé à la rescue par des démocrates febriles

A l’approche des cruciales électroniques legislative de mi-mandat aux Etats-Unis, un président démocrate fait vigoroususement campagne … sauf que ce n’est pas Joe Biden.

D’ici le 8 novembre, date de ce scrutin aux enjeux consequents, c’est Barack Obama que l’on verra partout, sur le terrain et dans les clips de campagne, pluto que l’actuel locataire de la Maison Blanche.

Vendredi, les deux hommes ont toutefois pris la parole au même moment, à deux coins des Etats-Unis: Joe Biden en Pennsylvanie (nord-est), Barack Obama en Géorgie (sud), deux Etats determinants pour la campaign du parti démocrate.

Et tous deux ont decliné, au fond, le même discours: il s’agit de sauver la démocratie américaine en faisant barrage aux républicains, le parti de Donald Trump.

– Voler la vedette –

Mais l’ancien president démocrate, jouant de son sens de la répartie et de son art des “punchlines”, a volé la vedette à celui qui fut son vice-président, et qui n’a jamais eu son aisance oratoire.

“S’ils gagnent, impossible de dire ce qui pourrait se passer”, a dit à propos des conservateurs un Barack Obama en verve et en bras de chemise, savorant visibly l’enthusiasm de son audience à Atlanta.

“Je veux que vous décolliez de votre canapé et que vous alliez vote! Posez votre téléphone, laissez TikTok tranquille, allez vote!”.

Enchainant samedi dans le Michigan (nord), à Détroit, l’ancien president a pu faire la demonstration de cette répartie.

“Monsieur, c’est justement ce que j’essaie de faire valoir. On a un cadre ici dans notre démocratie. Là, c’est moi qui parle, vous auraz l’occasion de parler plus tard. Vous ne feriez pas ça sur votre lieu de travail”, at-il lance, interpellé par un protestataire.

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L’ancien président – de 2009 à 2017 – s’était écarté de l’arène politique, se consecrant à d’autres activités: production de documentaires, publications, philanthropie…

Mais il y fait un retour très remarque, enchainant les meetings: après la Géorgie, le Michigan et le Wisconsin samedi, il sera dans le Nevada mardi, puis en Pennsylvania.

Les sondages, à prendre avec bien des pincettes, prédisent pour l’instant que le parti démocrate gardera son précaire contrôle du Sénat, mais perdra celui de la Chambre des représentants au profit de l’opposition républicaine.

La recente remontée dans les enquêtes d’opinion des candidats de la droite conservatrice, y compris des plus virulent poulains de l’ex-président républicain Donald Trump, fait toutefois craindre à la Maison Blanche des pertes plus massives que prévue à la Chambre. Voire un basculement du Sénat, ce qui mettrait les deux chambres du Congrès sous le contrôle des républicains.

– “Dégelée” –

Barack Obama est, d’une certaine manière, bien placé pour sonner l’alarme: son parti avait essuyé ce qu’il avait lui-même qualified de “dégelée” lors des électitions legislative de 2010, marquant la moitie de son premier mandat.

“Il ya un danger inhérent au fait d’être à la Maison Blanche et d’être dans la bulle”, avait-il à l’époque remarque à propos de ces elections qui, depuis 160 ans, sanctionnent quasiment toujours le parti au pouvoir .

Joe Biden, qui se targue régulément d’être un président proche de la “classe moyenne”, éloign du microcosme de Washington, donne pourtant l’impression depuis le début de la campaign de rester abrité dans la “bulle” en question.

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Il se displace réguillet et lève des funds pour le parti démocrate, mais le president de 79 ans, unpopulaire, ne s’est pas aventuré jusqu’ici dans certains Etats très pututés tels que l’Arizona.

Et il tiendra son ultime de campagne la evell du scrutin en terrain connu, dans le très démocrate Maryland (est).

Barack Obama s’était inquiété sur la direction adoptede par les démocrates, dans une interview mise en ligne mid-octobre, craignant de les voir se lancer dans des polemiques abstraites, autour de sujets de société complexes et de questions de vocabulaire, au risque d ‘apparaître déconnectés des préoccupations quotidiennes.

Et ce, face à des républicains ayant adopté des strategies electorales très simples, martelant sur tous les tons les mêmes messages, contre la criminalité et contre la vie chère.

Estimant que la politique ne devait pas être une affaire de “rabat-joie”, Barack Obama avait dit: “Et parfois les démocrates le sont, n’est-ce-pas?”.

“Etre seulement un peu plus concret et un peu plus prosaïque, je pense que cela ferait beaucoup pour contrer la propagande continuellement diffusene par Fox News”, la chaîne favorite de la droite radicale, avait estimated Barack Obama.