February 3, 2023

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Pas de demission pour le président sud-africain, gêné par un scandale

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, sous la menace d’une procédure de destitution, n’a aucune intention de démissionner et va se battre sur le plan politique comme judiciaire, a fait savoir samedi son entourage.

Son porte-parole, Vincent Magwenya, a confirmed qu’il n’allait pas s’écarter du pouvoir “sur la base d’un rapport erroné”, faisant reférence au texte d’une commission parlementaire rendu public mercredi qui accable le president dans l’affaire dite du “Farmgate” ou de “Phala Phala”, du nom de l’une de ses properties.

M. Ramaphosa fait l’objet d’une plainte depuis juin, déposé dans un commissariat par un opposant politique, l’accusant d’avoir tenté de dissimuler un cambriolage à Phala Phala en 2020, en ne le signalant ni à la police ni au fisc. Or à cette occasion, les cambrioleurs avaient trouvé 580.000 dollars en espèces cachés sous les cushions d’un canapé.

Cette plainte n’a pas donné lieu à ce jour à des poursuits, l’enquête de police se pursuit.

The president will also contest the parliamentary report through the justice system.

“Il est dans l’intérêt (…) de notre démocratie, bien au-delà de la presidency Ramaphosa, qu’un rapport aussi bancal soit remis en question, en particulier lorsqu’il est utilisé comme point de référence pour destituer un chef d’État en exercice”, explained M. Magwenya.

Ce rapport estime que M. Ramaphosa “a pu commettre” des actes contraires à la loi et la Constitution, opening the way to a procédure de destitution qui pourrait être votée mardi au Parlement.

Since its diffusion, numerous calls for the president’s resignation have been launched in the opposition but also within the ruling party, the ANC. But Ramaphosa, qui reste très populaire, aussi engrangé de nombreux soutiens politiques, syndicaux comme au sein du monde des affaires.

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– Deuxième mandate –

Echéance crucial dans le calendrier politique sud-africain, l’ANC se réunit dès le 16 décembre pour dessignaire son prochaine candidate pour la presidency en 2024. Si toutefois le parti, au pouvoir depuis la chute de l’apartheid et de plus en plus contesté sur fond de chômage et de fortes inégalités, sortait vainqueur du scrutin.

M. Ramaphosa “a pris à cœur le message sans équivoque émanant des branches du parti au pouvoir qui l’ont designe pour un second mandate à la tête de l’ANC”, a affirmed samedi soir son porte-parole.

Il “comprend que ce message signifie qu’il doit puisseur les réformes économiques”, explique encore M. Magwenya. Ainsi “le président a accepté avec humilité, grand soin et engagement, cet appel à continuer à être au service de son organization, l’ANC, et du peuple sud-africain”.

Ramaphosa seems ainsi prendre de court les caciques du parti, réunis au sein du tout-puissant Comité exécutif national (NEC), qui doivent se retrouver lundi matin pour évoquer son sort. Ce qui pourrait signifier qu’il a déjà reçu l’aval de ses principales figures.

Plusieurs experts en droit ont critiqué ces derniers jours le rapport parlementaire qui s’appuie largemente sur du “ouï-dire”, multiplying les suppositions et les questions rhetoriques.

Mais le texte soulève aussi de vraies questions sur la version des faits advanced par le president, qui dément toute malhonnêteté.

According to him, l’argent liquide volé chez lui proveniat de la vente à un homme d’affaires soudanais de vingt buffaloes. “La pratique normale est de mettre l’argent en banque le jour ouvrable suivant”, remarque le rapport.

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Et pourquoi alors ces buffles, achetés par un certain Mustafa Mohamed Ibrahim Hazim, se trouvent-ils toujours à Phala Phala près de trois ans après leur vente? “Il existe de sérieux doutes quant à savoir si les devises étrangères volées proviennent bien de leur vente”, concludes le report.

Majoritaire au Parlement depuis 1994, l’ANC, plombé par la corruption et une guerre de factions, choisit le chef de l’Etat depuis l’avènement de la démocratie sud-africaine.