December 7, 2022

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Retour sur le contentieux diplomaticique entre Abidjan et Bamako

Publié le :

La mission ouest-africaine dépêchée jeudi au Mali dans le dossier des 46 soldats ivoiriens a quitté Bamako sans faire d’annonce. Détenus au Mali depuis plus de deux mois et demi, ces militaires sont accusus par la junte d’être des “mercenaires” venus destabiliser le pays.

Au Mali, la réunion de médiation ouest-africaine pour obtenir la libération des soldiers ivoiriens s’est terminée sans annonce. Dépêchés jeudi 29 septembre à Bamako en tant que représentants de la Cédéao (Communauté des États ouest-africains), le ministre des Affaires étrangères Togolais Robert Dussey, ainsi que les présidents ghanéen Nana Akufo-Addo et Gambien Adama Barrow ontté de dénouer la delicate crisis diplomatic between Mali and Côte d’Ivoire.

On July 10, upon their arrival in Bamako, 49 soldats ivoiriens ont été arrêtés, accususes d’être arrivés illegal sur le territoire malien. Début septembre, la médiation togolaise était parvenue à obtenir la libération de trois de ces prisonniers, des femmes, à titre humanitaire. However, since then, tensions have risen between Abidjan and Bamako.

Soldats vs mercenaries

Depuis deux mois et demi dans ce dossier, deux versions s’affrontent. Abidjan affirme que les 49 soldats sont des éléments nationaux de soutien (NSE) de la Minusma. Il s’agit d’effectifs deployed par les pays contributors de troupes à l’opération de l’ONU au Mali.

Bamako, de son côté, accuse ces soldiers d’être des “mercenaires” venus au Mali avec le “dessein funeste” de “briser la dynamique de la refondation et de la sécurisation” du pays.

Les autorités militaires de transition leur reprochent notably d’être arrivés “sans autorisation ni ordre de mission” et d’avoir donné des versions contradictoires quant à la raison de leur présence.

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In mid-August, the Malian justice inculpé et écroue les militaires detenues pour “tentative d’atteinte à la sûreté de l’État”.

Si elles ont reconnu des “manquements” et des “Dysfonctionnements administratifs“, la Côte d’Ivoire et les Nations unies plaident, quant à elles, la bonne foi et demandent la “libération immediate” des soldats imprisonnés.

Le contentieux Mali-Côte d’Ivoire

L’affaire des soldats ivoiriens a surpris nombre d’observateurs par son timing. Car celle-ci a éclaté à peine une semaine après le levée par de l’embargo économique contre le Mali par la Cédéao, dont la Côte d’Ivoire est membre. L’organisation sous régionale avait alors salué des progrès à la suite de l’adoption par Bamako d’un calendrier électoral prévoyant le retour des civils au pouvoir en 2024.

Du côté de Bamako yet, la méfiance demeure grande vis-à-vis d’Alassane Ouattara, close ally de la France, perçu comme un fervent detracteur des coups d’États militaires en Afrique de l’Ouest.

Le 3 septembre, la médiation Togolaise pilotée par le ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, avait obten une première advanced : la libération de trois femmes soldiers. “Les discussions sont en cours pour que, très rapidement, les autres soldiers en détention puissent retrouver leur liberté totale”, avait-t-il declared. Mais les discussions se sont rapidement crispées autour des contreparties demandées par Bamako.

Car le Mali conditionne alors la libération des detenues à l’extradition de ressortissants. “Au même moment où la Côte d’Ivoire demande la libération de ses soldiers, elle continue de servir l’asile politique pour certaines personnalités Maliennes faisant l’objet de mandats d’arrêts internationaux émis par la justice”, declared the president of the transition malienne, Assimi Goïta, le 9 September.

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Parmi ces personnes figurent Karim Keitafils de l’ancien president Ibrahim Boubacar Keïta, ou bien encore l’ancien ministre de la Défense Tiéman Hubert Coulibaly.

In Abidjan, cette demande à peine veilée a suscité un tollé. Le 14 septembre, les autorités ont denoncé un “unacceptable blackmail” ainsi qu’une prise d'”otages”, et saisi la commission de la Cédéao pour une réunion d’urgence.

Un écart qui se creuse

Le conflit entre le Mali et la Côte d’Ivoire est encore monté d’un cran lors de l’assemblée générale de l’ONU à New York, en marge de la laquelle les dirientes ouest-africains ont tenus leur réunion. D’une seule voix, la Cédéao, dont le Mali est exclu depuis le deuxième coup d’État du 24 mai 2021, a Condamné l’arrestation des militaires ivoiriens et réclamé leur libération. A position also defended by the Secretary General of the UN, Antonio Guterres, during his speech.

De son côté, le Premier ministre par intérim malien, le colonel Abdoulaye Maïgaa tenu à réponder à ses détracteurs fustigeant une tentative de “faire passer le Mali de statut de victime à celui de culpable dans cette affaire”.

Malgré ces tensions et la prise de position claire de l’organisation, les authorities Maliennes ont consenti à recevoir les trois représentantes de la Cédéao judi à Bamako. Sans toutefois cacher un certain scepticisme.

“Nous pensons que cette délégation part du mauvais pied”, a soirrein le Minister of Foreign Affairs of Mali, Abdoulaye Diop, à quelques jours de la visite. “Il est important que les partenaires extérieurs ne prennent pas de position qui porte prejudice à l’équilibre de leur rôle”, at-il insisted, affirmant que le Mali était prêt à discuter mais n’obéirait pas aucun “diktat”.

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