December 7, 2022

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Saccage de l’Institut français de Ouagadougou : Les acteurs culturels constantent les déjàuts – Lequotidien

Un peu plus de ten jours après le saccage des instituts français de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, une visite a été organized ce mercredi sur les lieux dans la capitale, avec les acteurs culturels. Les artistes et les opérateurs culturels ont pu constater les déjàuts subis par l’Institut français durant les manifestations du 1er october dernier, la journée du coup d’Etat du Capitaine Ibrahim Traoré.

Tout est sens dessus dessous à l’Institut français de Ouagadougou, après le passage des manifestants. «Faites très attention pour ne pas vous blesser», prévient le patron des lieux. Salle de projection, de spectacle, d’exposition ou la médiathèque… Tout a été mis à sac. Thierry Bambara is the director general of the institute. «La bibliothèque adulte, le bas et le haut ont été touchés, le center de langue a été saccagé, et à campus France, ils ont mis le feu à tous les dossiers des étudiants qui se retrouvent là-bas. Tous les ordinateurs ont été emportés ou brûlées. Ils ont saccagé le Petit Meliès, la salle de ciné.» Directeur d’un festival dédié aux instruments à cordes, l’artiste Kantala se pose la question sur la tenue de cette première édition dans un tel contexte. «Ça fait des années qu’on collaborate avec l’Institut français, voilà, c’est devenu comme notre propre maison. Nous-mêmes, on ne sait pas où nous mettre. En tout cas, c’est un gros coup dur.» Le saccage de l’Institut français reste une grosse perte pour les promoters culturels. Salif Sanfo, président de la platforme des promoters culturels : «Je trouve ça désolant, qu’on soit pro-russe ou anti-russe, qu’on soit pro-français ou anti-français. Le Ccf a été et est pour le Burkina Faso, un symbole. Le Fespaco est né ici. Ouaga hip-hop est né ici, Jazz à Ouaga est né ici. On est combien d’étudiants à être venus ici, dans cette bibliothèque, pour pouvoir faire nos travaux d’études et de recherche. Donc moi, je trouve vraiment que nous nous trompons de lutte.» Vu l’ampleur des damage, les artistes et promoters culturales se demandent bien pendant combien de temps ils seront privés de ce lieu de création et de diffusion culturelle.
Rfi

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