December 7, 2022

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The Minister of Foreign Affairs was sacked after his vote on the Russian-Ukrainian conflict

Publié le : Modifié le :

Richard Randriamandrato avait été nommé en mars dernier à la tête du ministère des Affaires étrangères malgaches. Ce mardi, il a été limogé sur decision du président Rajoelina. Il lui est reproché d’avoir pris seul la decision de vote de faveur de la resolution de l’ONU condamnant « les annexions illegales de la Russie en Ukraine », alors que Madagascar a toujours vindiqué faire partie des « Pays non aligned ».

Avec notre correspondante à Antananarivo, Sarah Tétaud

Madagascar s’était toujours abstenu lors des votes sur le conflit russo-ukrainien pour marqueur sa neutralité. Et l’éviction du ministre des Affaires étrangères du gouvernement follow à ce vote soulève nevertheless quelques questions.

« Cette décision de voterpour”, je l’ai prise en mon âme et conscience », affirms Richard Randriamandrato, contacted by RFI quelques minutes après l’annonce de son limogeage. « Je ne pense pas que l’intérêt de la nation ait été mis en danger par ce vote » pursuit-il, « l’histoire jugera la suite ».

En revanche, à la question « cela signifie-t-il que vous avez voté en faveur de la resolution sans en avoir préalement discuté avec le président de la République », le ministre elude : « Je ne reagiirai pas là-dessus ».

The now ex-chef de la diplomacy indique rester loyal envers le président de la République, qui lui a fait confiance, par deux fois : Richard Randriamandrato avait en effet déjà été ministre, de l’Économie et des Finances cette fois, de janvier 2019 à août 2021.

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Un vote qui étonne

Au ministère, la raison de son limogeage laisse perplexe. « C’est étonnaire qu’il n’ait pas reçu de directives. Avant d’agir, il est obligé de prendre des directives, surtout pour un vote si important. »

Même constat d’étonnement au sein des chancelleries contactées, particularly, disent-elles, avec un président de la République qui n’a jamais autant pratiqué qu’aujourd’hui le micro-management pour gérer le pays.

Le ministre des Affaires étrangères aurait-il alors servi de fusible, pour calmer, entre autres, les nombreux mécontentements surgis après le vote, sur les réseaux sociaux?

Soulagement pour les employés du ministère

Au ministère des Affaires étrangères, le départ du chef de la diplomacy est un soulagement pour une grande partie du personnel, en grève, trois mois sur les six passés sous ses ordres de ministre. Son comportement avec le personnel avait d’ailleurs été beaucoup décrié, décrit comme du harcèlement moral et des attitudes discriminatoires par les syndicats.

Les employés du ministère appellent de leurs vœux la nomination d’un diplomate de carrière, technocrate : « La longevity d’un ministre des affaires étrangères est moyenne de 9 mois depuis 10 ans. Avec tous les dossiers sensitives sur le feu – îles Éparse, financement des orientations du Plan émergence-Madagascar, diplomatice économique – on ne peut plus se permettre de ministre dans 6 mois. Il nous faut quelqu’un du sérail. »

En attendant une future nomination, c’est le ministre de la Défense qui devrait assurer l’intérim.