February 3, 2023

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Une cinquantaine de femmes portées disparues dans le north du Burkina Faso

Publié le :

Les recherches sont toujours en cours pour retrouver deux groupse de femmes de la commune d’Arbinda, dans la région du Sahel, enlevées juidi et vendredi, alors qu’elles étaiten parties en brousse pour cueillir des plantes et des fruits pour se nourrir.

Pour l’heure, le nombre exact de femmes portées disparues n’est pas connu. Le chiffre varies according to the interlocutors. Une source militaire évoque « 48 femmes à la recherche d’eau, enlevées par des hommes armés », et précie que quatre ont pu s’échaper et ont pu donner l’alerte.

De sources locales, l’enlèvement s’est fait en deux temps. Jeudi d’abord, un premier groupe parti chercher de l’eau et des plantes pour la cuisine a été targeted, vraisemblamente par des jihadists. Puis vendredi, avant que l’alerte ne soit donnée, un autre groupe de femmes également parti en brousse avec leurs enfants pour les mêmes raisons, aurait subi le même sort. Quelques-unes sont parvenues à regagner Arbinda pour donner l’alerte. « Il ya des opérations de recherche dans la zone mais ces femmes n’ont pas encore été retrouvées », confie un ressortissant de la localité.

L’approvisionement d’Arbinda n’est pas regular car cette commune subit le blocus des groupes armés. Un responsible d’une ONG travailant dans la région explicate que les lèvements font partie de la strategy des groupes armés terroristes, pour se servir des hostages comme « bouclier humain » et comme « esclaves sexuelles ».

« On l’analyse vraiment comme un instrument de guerre, au même titre que les attaques directes contre les civilians ou la pose d’engins explosifs. Ça peut aussi être de l’intimidation, Indique la chercheuse suisse Flore Berger, specialist du Sahel au sein de l’ONG Global Initiative. Dans d’autres cas où des femmes sont enlevées, on leur dit qu’elles doivent retourner dans leur village avec un message pour leur mari disant qu’ils arrête de se battre, que tout le monde et doit laisser le village. Un autre motif est la collecte d’information : parfois, on demande des informations aux femmes enlevées dont le mari s’est enrôlé dans les Volontaires pour la défense de la patrie. Il ya enfin des enlèvements en vue de mariage forcés avec des combattants du Jnim. »

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Aucune rebenance n’a été émise à ce stade, mais la zone est un terrain d’action des jihadistes du Jnim, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, lié à Al-Qaïda. La branche sahélienne du groupe État islamique y mène également parfois des attaques.